Plan large de la Baume
Une vue panoramique de l'intérieur de la baume, qui il y a 60.000 ans a servie d'abri à l'homme de néandertal. Sur la voute des traces de feu qui ont noircies la roche.
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Categorie > Parc naturel du Luberon
Plan large de la Baume
Une vue panoramique de l'intérieur de la baume, qui il y a 60.000 ans a servie d'abri à l'homme de néandertal. Sur la voute des traces de feu qui ont noircies la roche.

PhotoBlog Aiguebrun | jeudi, 20 décembre 2007, 10:50
Categorie > Ocres du Luberon Provencal - Colorado Rustrel


PhotoBlog Aiguebrun | mardi, 4 décembre 2007, 13:57
Categorie > Artistes contemporains


PhotoBlog Aiguebrun | mardi, 27 novembre 2007, 14:15
Categorie > NUIT BLANCHE NUIT ROUGE - Nouvelle de Michelle Grelier
Un homme avance qui se sait mortel. Son pas est souple et résistant. Il s’accorde et se plie aux rythmes assourdis d’un très lointain bastringue. Il avance. Il va vers le bal.
Depuis Pech-Merle l’homme avance, imprimant sa trace dans la glaise. Un pas. Son pied droit attaque le sol par le talon, se déroule. A plat, il reçoit le poids du corps. Le talon gauche quitte le sol. La propulsion atteint l’avant-pied. Les orteils abandonnent le sol. Le gros orteil effectue une dernière poussée avant que le pied ne s’élève. Il y a un temps bref de relâchement, presque en perte d’équilibre. La jambe, dégagée du poids du corps, effectue un mouvement oscillant et porte le pied en avant sans que les orteils touchent terre. Un pas. Le talon gauche attaque le sol. Le talon droit se soulève. L’ampleur est régulière. Le pied marque la terre meuble, phalanges, gras du pied, isthme, talon. Voyage bourré d’écueils. Pas à pas l’homme avance. Le genou fléchit et se détend, transmet le signal de la hanche à la cheville sensitive et active. Densité musculaire. La mobilité silencieuse du corps éprouve sa verticalité.
Un homme avance et s’en va vers le bal. Il est le chemin encaissé. Il est la boue du chemin. Il est l’asphalte des routes. Il est le labyrinthe. Il est le point d’interrogation. Il est de noir et de blanc et de toute la gamme des gris nuancée d’orpiment. Il est l’échelle à l’intérieur du puzzle. Il est une large arcade qui embrasse le cœur et descend vers la zone ombrée de l’ombilic. Il est un cou mince et longiligne, aux veines saillantes. Il a donné sa tête aux nuages et au vent. Il est deux épaules inégales, la gauche haute, la droite inclinée et tombante. Il est le bras replié le long du corps. L’échelle au creux du coude. Il est une ville, façades, pavés ; clarté verticale des embrasures. Il est une silhouette au balcon de l’étage, instinct livré au trajet des ruelles.
Exposé sur la place du village, c’est lui, l’automate vêtu de rouge, animé de mots-charnières, le regard abrité dessous un masque d’or. Chapeau de feutre rouge et longue cape noire bordée de fourrure. Mécanique, il lève en même temps à l’horizontale la cuisse gauche et le bras droit. Il inverse le mouvement, le recommence. Une voix lui parvient, le dérègle. Il laisse le temps à l’errance de s’installer. Il s’évade de son socle, prend le large. Il va à grande allure, traversé d’images, de réminiscences, de mystères.
(A suivre...)PhotoBlog Aiguebrun | dimanche, 25 novembre 2007, 21:42
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